Butembo, la bataille contre les boissons fortement alcoolisées n’est pas encore gagnée

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Un homme d’une trentaine d’annéea trouvé la mort après avoir consommée abusivement une boisson locale fortementalcoolisée de type Kindingi. Monsieur Muhindo, un réparateur œuvrant non loindu pont Saghasa dans la même municipalité.Selon un habitant du quartier Kalemire, cellule Bashu où habite de cujus, le défunt avait pris un verre de trop le dimanche de Pâques 20 avril 2014. Ce verre pris dans un bistrot tenu par un familier de la victime fonctionne quant à lui en cellule Kalyandehi, non loin de là. C’est quelques heures après la consommation que la boisson a agit négativement sur le sujet. En revanche, alors que ses proches l’avaient transporté dans une structure du Quartier, le personnel sanitaire avait renoncé à le soigner, craignant pour son état. C’est alors qu’il a été ramené à domicile pour des traitements tradi-praticiens. Seulement lundi 21 avril,agonissant, il a été dépêché dans une autre structure sanitaire où il a rendu l’âme la nuit. Monsieur Muhindo, devient ainsi une nième victime de la vente et la consommation des boissons fortement alcoolisées en ville de Butembo.Nécessité de renforcer la vigilance pour sauver des viesLes autorités ont beau interdire cette pratique mais le combat manque de fruits. Les boissons fortement alcoolisées sont celles dont la teneur en alcool dépasse 45%, et ou maquent d’emballages de plus de 300 ml, frisant ainsi les normes établies par le ministère national de la santé. Mais sur le terrain, la situation a difficile à s’améliorer, les mesures n’étant pas suivies des faits. Si l’alcool de forte dose est produit localement, les Toboka, Kindingi etc(les appellationschangeant selon les milieux), d’autres boissons de la mort sont importées de l’Ouganda,en ce qui concerne la région Est de la RDC. Le Mbandule et autres marques de boissons locales produites en Ouganda, filtrent le frontières et entrent partous les moyens, échappant officiellement à l’œil des autorités. Elles entrent à motos, voiture, pirogues ou bateaux via les Lacs Albert et Edouard. Des services de sécurité sont par moment accusés de favoriser cette importation en recevant secrètement des frais des fraudeurs. En outre, des familles notamment des militaires sont accusées de favoriser ce commerce illicite. C’est à ce niveau que la bataille contre la vente et la consommation des boissons fortement alcoolisées se révèle encore loin d’être gagnée.DeogratiasKAKULE SIKUAnimateurCommunication, Droits Humains et Bonne Gouvernance GADHOP

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