Butembo, suspendu le bourgmestre de Bulengera revient au poste

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Kasereka Kitsa Omer revient aux affaires après 25 jours de sa suspension par le maire de Butembo, qui dans un arrêté ad hoc reprochait à son bourgmestre d’avoir propagé sur la voix des ondes, sans pourtant informer sa hiérarchie, une information sécuritaire d’arrestation d’un citoyen rwandais.

Selon l’arrêté du maire, cette question était de nature à alimenter la xénophobie en ville de Butembo alors que le dit rwandais, le nommé Joseph Kabere James qui se présentait comme un frère biologique au ministre rwandais de la défense, James KABAREBE, était en séjour régulier en RDC.

Justifiant la levée de la suspension de son bourgmestre, le Maire de Butembo, Théodore Sikuly’UVASAKA MAKALA dit avoir apprécié le comportement de son bourgmestre durant la période de sa suspension. «Le cadre précité a fait montre de discipline, de responsabilité, de courtoisie et de soumission dans l’exécution des taches administratives relatives à sa suspension », explique l’arrêté du maire, avant de poursuivre que ce comportement prouve en suffisance que l’agent dont question, s’est amendé tel qu’exprimé dans ses justifications à travers lesquelles il a reconnu sa faute et a promis se conformer à la ligne de conduite administrative».

Cette levée rapide de la suspension de Kasereka Kitsa Omer est autrément commentée par l’opinion en ville de Butembo, qui pense à une certaine pression qu’aurait subite l’autorité urbaine, à la suite de plusieurs frappes administratives qu’il a signée ce dernier temps dans sa propre famille politique le PPRD, parti au pouvoir. Une confidence dans ce parti révélait que les actions administratives du maire devenaient de plus à plus gênantes. Pourtant, le maire de Butembo, visiblement inspiré par la tolérance zéro, cette philosophie imbriquée par Joseph Kabila, président de la République, ne pouvait gâcher son image sur des actes négativement posés par les siens. S’il doit continuer à rester une église au milieu du village, il est aussi inévitable qu’il continuera à frapper, même parmi les siens.

 

Deogratias KAKULE SIKU

Animateur Communication Droits Humains et Bonne Gouvernance

Butembo, suspendu le bourgmestre de Bulengera revient au poste

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Kasereka Kitsa Omer revient aux affaires après 25 jours de sa suspension par le maire de Butembo, qui dans un arrêté ad hoc reprochait à son bourgmestre d’avoir propagé sur la voix des ondes, sans pourtant informer sa hiérarchie, une information sécuritaire d’arrestation d’un citoyen rwandais.

Selon l’arrêté du maire, cette question était de nature à alimenter la xénophobie en ville de Butembo alors que le dit rwandais, le nommé Joseph Kabere James qui se présentait comme un frère biologique au ministre rwandais de la défense, James KABAREBE, était en séjour régulier en RDC.

Justifiant la levée de la suspension de son bourgmestre, le Maire de Butembo, Théodore Sikuly’UVASAKA MAKALA dit avoir apprécié le comportement de son bourgmestre durant la période de sa suspension. «Le cadre précité a fait montre de discipline, de responsabilité, de courtoisie et de soumission dans l’exécution des taches administratives relatives à sa suspension », explique l’arrêté du maire, avant de poursuivre que ce comportement prouve en suffisance que l’agent dont question, s’est amendé tel qu’exprimé dans ses justifications à travers lesquelles il a reconnu sa faute et a promis se conformer à la ligne de conduite administrative».

Cette levée rapide de la suspension de Kasereka Kitsa Omer est autrément commentée par l’opinion en ville de Butembo, qui pense à une certaine pression qu’aurait subite l’autorité urbaine, à la suite de plusieurs frappes administratives qu’il a signée ce dernier temps dans sa propre famille politique le PPRD, parti au pouvoir. Une confidence dans ce parti révélait que les actions administratives du maire devenaient de plus à plus gênantes. Pourtant, le maire de Butembo, visiblement inspiré par la tolérance zéro, cette philosophie imbriquée par Joseph Kabila, président de la République, ne pouvait gâcher son image sur des actes négativement posés par les siens. S’il doit continuer à rester une église au milieu du village, il est aussi inévitable qu’il continuera à frapper, même parmi les siens.

 

Deogratias KAKULE SIKU

Animateur Communication Droits Humains et Bonne Gouvernance

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