Débat à propos de la révision constitutionnelle en RD Congo : Léon Kengo wa Dondo, Président du Sénat remet les pendules à l’heure

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(English version down french one) Depuis le début de l’année, alors que tous les acteurs, aussi bien nationaux qu’étrangers croyaient en une démocratisation enfin réussie dans ce pays de Lumumba, les politiciens  ont sombré dans une guerre médiatique entre les camps de l’Opposition et celui de la Majorité Présidentielle portant sur la douloureuse réconciliation nationale et la révision constitutionnelle.

En vérité, le manque d’unanimité dans la participation aux Consultations Nationales avait prédit le passage imminentà la barbarie politique. Alors que nous nous attendions à la mise en place d’un gouvernement de la réconciliation qui aurait pour rôles, non pas de lancer une nouvelle Transition politique mais plutôt de mener à bon port les échéances électorales restantes pour une véritable alternance politique,  la planification stratégique concertée pour un développement économique tant attendu ainsi que l’accélération du processus de décentralisation selon l’esprit et la lettre de l’Accord Cadre de paix d’Addis-Abeba ; nous avons vu avec consternation la Mouvance Présidentielle nous emporter dans un débat anticonstitutionnel en vue de se maintenir au pouvoir.

Quelle honte, quelle récidive d’une classe politique toujours aveugle et toujours en contradiction avec les intérêts de son peuple !

Il a fallu le sang froid de Léon KengowaDondo pour enfin fustiger le complot contre tous les processus de paix et de réconciliation nationale. Les politiciens Congolais vont-ils sortir de leur torpeur pour enfin prendre les leçons de l’histoire douloureuse de la nation et poser les jalons de l’avenir ? KengowaDondo a recadré le débat, pour sauver la nation, il ne reste qu’à suivre.

Les quatre raisons de Kengo Wa Dondo

Pour réveiller le peuple et les politiciens véreux contre la révision constitutionnelle, le Président du Sénat donne quatre raisons importantes :

  1. Respect des engagements de la Consultation Nationale : A peine moins de six mois après la tenue à Kinshasa de ce rendez-vous de la réconciliation que déjà certains veulent passer outre les engagements pris ; c’est une trahison. Ce débat ne signifie pas autre chose que le refus de partage du pouvoir de la Majorité Présidentielle avec les autres composantes, oubliant qu’ils avaient volé les voix électorales. 
  2. Sauver les acquis de Sun City : La Constitution de 2006 est le fruit du compromis de Sun City. Sun City est appel à la démocratie,  à la responsabilité citoyenne face aux bévues et aux flagrantes gabegies du régime de Mobutu ; ou en sommes-nous ?  Kengo rappelle le besoin pour le politicien Congolais de s’assumer et d’avoir un sens de l’histoire.
  3. Sauver la Constitution de 2006 : Toucher aux articles verrouillés c’est proposer une nouvelle constitution. Tout changement devrait concourir au renforcement de la bonne gouvernance, de la démocratisation et de la réconciliation nationale, et non le contraire. 
  4. Le respect de la parole sur la place publique : Kengo stigmatise le mensonge public devenu le mode de gestion en rappelant les mots mêmes de Joseph Kabila aux participants aux Concertations Nationale :

 

« Comme les délégués à ces assises, je suis pour le respect par tous de l’esprit et de la lettre de la Constitution de la République dans son ensemble, telle qu’adoptée par le referendum populaire en 2005 ».

 

Est-ce la Majorité Présidentielle qui pousse son chef dans cette contradiction ? Serait-il ainsi prisonnier de ses hommes ? Les Congolais attendent qu’il se démarque de cette mouvance de l’égarement.

La Société civile congolaise saisira-t-elle la balle au bond ?

Dans son dernier forum de Kinshasa, la Société Civile a été formelle : « Non à la révision constitutionnelle ». C’est un positionnement clair qui commence à porter des fruits. 

Mais, nous devons aller plus loin en constituant des vrais cartels pour une campagne globale et nationale sur tous les fronts.

L’histoire récente de l’Afrique nous donne des exemples vivants de la résistance à la dictature.

En effet, confrontée au mêmedéfi de révision constitutionnelle de fin de mandat d’Abdoulaye Wade, la Société civile du Sénégal  a résisté et a eu gain de cause contre la volonté diabolique antidémocratique tant décriée dans beaucoup de pays Africains.

Nous pouvons réussir, car nous avons désormais des alliés sûrs. La Société Civile devrait féliciter le Président du Senat et l’inviter à plus de détermination.

C’est ici l’occasion pour le GADHOP d’exprimer clairement qu’il se rangera du côté de la raison pour promouvoir la démocratie, la bonne gouvernance et l’excellence à la place publique.

Fait à Butembo, le 16 septembre 2014

Moïse KAMBERE KAYITAMBYA

Secrétaire Permanent

 

Debate about constitutional revision in DR Congo: Léon KengoWaDondo, President of the Senate, postpones pendulums at time

Since the beginning of the year, whereas all actors, as national as foreign believing in a successful democratization in this Lumumba country have been disappointed seeing politicians sank in a media war between camps of the opposition and the one of the Presidential Majority carrying on the painful national reconciliation and the constitutional revision.

In truth the lack of unanimity in the involvement to the National Consultations had predicted the imminent passage to the political barbarism.  Whereas we expected the setting up of a government of the reconciliation that would have for roles, not to launch a new political Transition but rather to lead the remaining electoral deadlines safely for a real political alternation, the strategic scheduling devised for a so much waited economic development as well as the acceleration of the decentralization process according to the mind and the letter of the Addis-Abebaagreement for peace ; we saw with consternation the Presidential Majority to carry away us in an unconstitutional debate in order to maintain itself the power.

What shame, what recidivism of a political class always blind and always in contradiction with his people's interests!

The “sang froid” of Léon KengoWaDondoto denounce the plot against all processes of peace and national reconciliation was needed. Are Congolese politicians going to come out of their torpor for in short to take lessons of history painful of the nation and to put poles of the future? KengoWaDondo has helped to center this debate in the direction of saving the nation;its only remains to follow.

The four reasons of KengoWaDondo

To wake the people and the maggoty politicians against the constitutional revision up the President of the Senate gives four important reasons:

1.        Respect of engagements of the National Consultation: Hardly less than six months after holding in Kinshasa of this appointment of the reconciliation that already some want to pass besides engagements took; it is a treason. This debate doesn't mean something else that the refusal of sharing of the power of the Presidential Majority with the other components, forgetting that they had stolen the electoral voices. 

2.        To save acquirements of Sun City: TheConstitution of 2006 is the fruit of the compromise of Sun City. Is Sun City call to the democracy, to the citizen responsibility facing blunders and to the flagrant gabegieses of the regime of Mobutu; is there some change? No. Kengo recalls the need for Congolese politicians to assume themselves and to have a sense of history.

3.        To save the Constitution of 2006: To touch to locked articles that’sa proposition of a new Constitution.  All change should contribute to the backing of the good governance, democratization and the national reconciliation, and no the opposite. 

4.        The respect of the speech for Public Servant: Kengo stigmatizes the public lie that has become the fashion of management while recalling the same words of Joseph Kabila to participants to last National Dialogue:

 

"As delegates to this forum, I am for the respect by all of us and the letter of the Constitution of the Republic in its whole, as adopted by the popular referendum in 2005 ".

 

Who is this the Presidential Majority pushes his chief in this contradiction? Would he be so prisoner of his men? Congolese wait that heclarify his position differently from this misplacement of the Majority.

Will the Congolese civil society seize the bullet to the jump?

During its last forum of Kinshasa the civil society was formal: "No to the constitutional revision”. It is a clear positioning that begins to carry fruits. 

But, we must go farther while constituting some true cartels for a global and national country on all foreheads.

The recent history of Africa gives us of the living examples of the resistance to the dictatorship. 

Indeed, confronted to the same challenge of constitutional revision of end of mandate of Abdoulaye Wade, the Senegal civil society resisted and had gain against the undemocratic diabolic will so much decried in a lot of Africancountries.

We can succeed, because we have some sure allies henceforth. The civil society should congratulate the President of the Senate and should invite him to more of determination.

It is here the opportunity for the GADHOP to clearly express that it will support promotion of democracy, good governance and the excellence at public place.

Butembo, September 16, 2014,

Moïse KAMBERE KAYITAMBYA

Secretary Permanent

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