Des signes qui ne trompent pas sur l’avenir de la RDC : Réflexion critique sur la situation sociopolitique actuelle en RD Congo

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Les signes précurseurs d’une situation chaotique en RDC s’affichent d’une manière   très remarquable par les agissements des uns et des autres, il y a lieu de craindre le pire au regard de la persistance de l’insécurité dans l’Est, face à une classe politique plutôt acquise à la politique de positionnement.

La CENI a reçu mission de préparer les élections locales, provinciales et autres  dans une perspective  qui puisse donner du crédit aux institutions de l’état  issues des ces élections. Mais les discours actuels, semblent converger dans un sens où la CENI risque de perdre son indépendance.

Les institutions provinciales existantes, n’ont plus de mandats et veulent nager dans la piscine du glissement souhaité par la majorité au pouvoir. Le sénat mêmement  est  dans cette situation non légale. L’ajout  des nouvelles provinces  vient imposer le jeu des nouvelles cartes et  met certains acteurs politiques dans une confusion totale.

A la date du 24/09 prévue pour le lancement de la campagne électorale pour les élections provinciales, rien n’a été réalisé et les candidats  retenus sur les listes officielles manquent d’explications pour justifier les cautions versées à la CENI ainsi que d’autres investissements dans le cadre de leur précampagne. S’agit-il d’une moquerie et  de non respect des droits de ses citoyens que de leur priver des élections par un flou entretenu pour forger des justifications de non tenue des élections ?

Dans les provinces démembrées, les   dirigeants des anciennes provinces ne savent plus sur quel pied se tenir et comment évoluer dans la passation des pouvoirs. Après avoir tenu tête à Kabila en signant le mémorandum du Groupe des 7, Kyungu WAKUMWANZA, pourtant président de l’ancienne assemblée provinciale du Katanga, s’est vu retiré sa garde rapproché, alors qu’il jouit encore de ce droit, en qualité de responsable étatique.

Tout observateur avisé, ne peut  que déduire qu’il y a un agenda spécial pour 2016 qui n’a encore que 15 mois pour se traduire en acte concrets.

Le retrait du G7  du complexe «  majorité présidentielle » n’est pas un fait du hasard, les analyses s’orientent vers le sentiment d’une grande déception dans le non respect des engagements pris pour le bien de la démocratie  en 2016. Les frondeurs ont démissionné tête haute et d’autres ont été  limogés du fait  de la décision de leurs leaders, une preuve suffisante que la contradiction idéologique par un débat démocratique, n’est pas  la bienvenue dans la jeune démocratie de la RDC.  

Une politique des chantres du roi à la mobutienne

Pendant que des politiques moins soucieuses du social : sécurité, emploie, économie se développe dans le chef de certains dirigeants, il est important d’encourager le changement, même si une campagne de division de tout regroupement  politique susceptible de résister aux plans machiavéliques de la classe au pouvoir est observable. Le culte de personnalité  longtemps  décrié depuis l’époque de la dictature mobutienne a ravi, aujourd’hui la place du vrai débat pour l’avenir de la Nation. Chanter le roi, c’est désormais courant  dans les bouches des dirigeants en place. Des profiteurs  qui au nom des calculs politiques de positionnement sont prêts à tout, même  à sacrifier l’intérêt suprême de la Nation, on ne fournit aucun effort pour les détecter.

Cette cacophonie  désoriente la gouvernance  et ternie l’image de la république  devant le monde entier. Et les ennemis du Congo profitent encore pour s’organiser et mettre en place des nouveaux plans de déstabilisation pendant cette période où les violons ne s’accordent plus dans la sphère politique.

Les cas du territoire de Beni qui continue a être victime des massacres sans fins  par des présumés ADF qui sont rarement arrêtés et  jugés par le  pouvoir dirigeant. La question de la sécurité de Beni Ville et Territoire semble être oubliée dans les ordres du jour des  conseils du gouvernement ; l’incursion récente des militaires étrangers à « KANYESHEJA 2» en territoire de Nyiragongo le vendredi 25/09 , les actes d’insécurité sur la route nationale n°4 dans le parc des virunga  où la traversée dans le tronçon Rumangabo-Rutshuru-Mabenga-Kanyabayonga devient  un parcourt de moribonds, l’on s’accorde à pense que cette situation est  entretenue par des mains complices. Le cas récent de  kidnapping de 3 personnes en date du 25 /09 dont le patron de la compagnie de transport « Kivu Safari » entre Mabenga et Rwindi ; leur libération est conditionnée par le versement d’une rançon de 5000$.  Tous ces événements prédisent que le souci du bien être du peuple  n’est pas la préoccupation de ce gouvernement qui est fin mandat  et c’est le pire qui est attendu. La démocratie et l’état de droit sont menacés ; il faut  privilégier la nation, l’état et la patrie

Le circuit économique  jonché de beaucoup d’embuches non encourageantes du genre insécurité qui bloque la circulation aisée des  biens et des personnes, la multiplicité des taxes, le non accès aux crédits, l’impraticabilité des routes de dessertes agricoles, l’insécurité des épargnes des opérateurs économiques etc. Ainsi, pour la classe politique  Congolaise, il serait souhaitable que sa conscience puisse  jouer son rôle d’une remise en question pour  décider de sauver le pays de ce chao  prévisible, alors qu’avec la mort militaire du M23, des efforts conjugués avaient précédemment laissé une brèche à l’espoir pour un Congo Fort, Prospère et Démocratique.

Alors que d’autres pays d’Afrique consolident leurs positions démocratiques et économiques, la RDC devrait, à la hauteur de sa grandeur, chercher sa place parmi les bons élèves et éviter l’immaturité politique. Que l’amour du pays prime sur les intérêts  personnels  et  la république sera libérée pour rester une  Patrie juste et équitable.

Par  Jérémie KASEREKA  

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