Evariste Boshab ose l’impossible, le régime de Joseph Kabila décidé saboter le décisif processus démocratique en République Démocratique du Congo

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En RD Congo, la rue se trompe rarement : les Evêques des Eglises Catholiques, Protestantes et de Réveil ainsi que l’Opposition avaient déjà pressentis le virage dictatorial que tramait la Majorité Présidentielle autour de Joseph Kabila. Ces leaders se sont tour à tour exprimés contre la révision constitutionnelle à l’approche de la fin du dernier mandat présidentielle de 2011 – 2016.

Comme si nous criions dans le désert, Evariste Boshab, ancien Président de l’Assemblée Générale et actuellement Secrétaire Général du PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie) a enfin avoué l’intention de son parti de faire réviser la Constitution de 2006 et même en son article 220 qui stipule :

« La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle.

Est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne ou de réduire les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées. »

Que faut-il dire de ce courage outrepassant les limites de cet homme et de ce régime ?  Que signifient ces pas franchis dans l’anti-constitutionnalité ?

 Le recul démocratique en gestation

 Le PPRD aura ainsi avoué son impuissance à affronter les  peuples Congolais dans la vérité et la transparence. Les acteurs de ce régime auront donc avoué l’illégalité de leur pouvoir.

Devant l’impopularité et l’impossibilité de convaincre, plus de 15 ans après, ils ne peuvent convaincre et sont obligés de régner par la force ; et c’est ce coup là qu’ils préparent en lieu et place des élections démocratiques et transparentes.

En prenant la décision de réviser la Constitution, le régime de Joseph Kabila sait très bien qu’il rame contre la volonté de son peuple. Pour les Défenseurs des Droits Humains, cette position du régime est un signal de l’oppression des libertés qui se prépare. Après les DDH, ce sont aussi les Pasteurs d’Eglises qui  sont devenus des bêtes noires du régime à cause de leurs récentes déclarations, la rue va suivre, … ;  et qui va échapper ?

Mais il y a encore une issue : la révolution populaire. Ce régime échappera-t-il à la révolte du peuple ?

Ce régime n’est-il déjà pas démissionnaire ?

Alors que tout le monde constate l’échec de Joseph Kabila à mettre en place un gouvernement de réconciliation, dernier pas vers la paix totale telle que le stipule l’Accord Cadre d’Addis-Abeba, démontrant ainsi que ce gouvernement refuse tout dialogue, le voilà oser l’impossible !

En vérité, depuis neuf mois, Joseph Kabila est incapable de constituer une petite liste de membres du Gouvernement d’union nationale comme le voulait les Congolais réunis en Concertation nationale et son Gouvernement n’expédie que des affaires courantes : ainsi le peuple n’est pas gouverné, il n’y a que des discours sans actions ; jusques à quand cette attente impatiente ?

Renoncement aux prescrits de l’Accord Cadre

La déclaration de Boshab enterre les acquis que les parties à l’Accord Cadre d’Addis-Abeba reconnaissaient à ce gouvernement, notamment en son premier point qui dit :

« Le gouvernement de la RD Congo a entamé, avec l’appui des partenaires, un certain nombre de réformes pour préparer le terrain à la reprise économique et la démocratisation du pays »

Il faut noter qu’en son quatrième paragraphe les parties disaient déjà que « la voie actuelle n’est pas viable et conseillait qu’il fallait « des actions concrètes de la part du gouvernement de la RD Congo notamment de « promouvoir les objectifs de réconciliation nationale, de tolérance, et de démocratisation ».

Au regard de cet Accord, ce gouvernement est donc sur la mauvaise pente, aussi bien sur le plan interne qu’externe. Tous les efforts de la communauté internationale et l’engagement du peuple pour la démocratie sont sabotés.

Devant cette situation, nous appelons au refus de toute révision constitutionnellepar un régime à fin mandat, nous demandons l’accélération de la mise en place du Gouvernement d’union nationale et du processus de la décentralisation

Ainsi fait à Butembo, le 30 Juillet 2014

Moïse KAMBERE KAYITAMBYA

Secrétaire Permanent – GADHOP

 

EvaristeBoshab dares the impossible, Joseph Kabila's regime settled to sabotage the decisive democratic process in Democratic Republic of Congo

In DR Congo the street is mistaken rarely: Catholic Church Bishops, Protestants and Wakening Church as well as the Opposition had already sensed the dictatorial turn that plotted the Presidential Majority around Joseph Kabila.  These leaders expressed themselves by turns against the constitutional revision to the approach of the end of the last presidential mandate of 2011 – 2016.

As if we shouted in the desert, EvaristeBoshab, old President of the General assembly and currently Chief of Staff of the PPRD (People’sParty for the Reconstruction and the Democracy) confessed the its intention to finally make review the Constitution of 2006 and even the article 220 that stipulates:

“The republican shape of the state, the principle of the universal suffrage, the Government's representative shape, the number and the length of mandates of the President of the Republic, the independence of the judicial power, the political pluralism, cannot be the object of a constitutional revision.

Is forbidden all constitutional revision having for object or effect s to reduce the person's right and liberties or to reduce prerogatives of provinces and the territorial decentralizedentities”.

What needs to say about this courage going beyond limits of this man and this regime?  What don't these mean clear in anti – constitutionality?

 

The democratic receding in gestation

 The PPRD will have confessed his impotence thus to face Congolese peoples in the truth and the transparency. Actors of this regime will have confessed the illegality of their power therefore.

Before unpopularity and the impossibility to convince, more than 15 years after, they cannot convince and can oblige to reign by strength; and it is that stroke that they prepare in place of democratic and transparent election.

While taking the decision to review the Constitution, the regime of Joseph Kabila knows very clearly it rows against the people's will. For Human Right Defenders this position of the regime is a signal of the liberty oppression that gets ready. After the Human Rights Defenders it’s  also Pastors of churches who became pet hates of the regime because of their recent declarations, is the street going to follow ? … And who is going to escape?

But there is an exit again: the popular revolution. Will this regime escape the people's revolt?

This regime already is not resigning?

Whereas everybody notes the failure of Joseph Kabila to put a government of reconciliation in place, last step toward the total peace as stipulates it the agreement of Addis-Abeba, demonstrating as well as this regime refuses dialogue, it has dare the impossible!

In truth, since nine months, Joseph Kabila is incapable to constitute a small list of members of the national united Government as wanted it Congolese united in national Dialogue and the actual Government only sends some current business: so the people is not governed, the government are only making speeches only without actions;  to when this impatient waiting?

Renouncement to the prescribed of the Addis Abebaagreement

The declaration of Boshab buries acquirements that parts to the Addis-Abeba agreement Centerrecognized to this government, notably in its first point that says:

"The government of the RD Congo started, with the support of partners, a certain number of reforms to prepare the land to the economic resumption and the democratization of the country "

It is necessary to note that in its fourth paragraph parts already said that " the present way is not viable and counseled that the concrete actions were necessary " on behalf of the government of the RD Congo notably the necessity  to “promote objectives of national reconciliation, tolerance, and democratization ".

To the look of this Agreement this government is therefore on the bad slope, as well on the internal plan that external. All efforts of the international community and the people's engagement for the democracy are sabotaged. 

Considering   this situation we call to the refusal of all constitutional revision by a regime to end mandate, we ask for the acceleration of the setting up of the Government of national union and the process of decentralization. 

Butembo, July 30, 2014

Moïse KAMBERE KAYITAMBYA

Secretary Permanent – GADHOP

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