Genre et développement ; Prisca MUSOKA, la réussite d’une femme

Share

(English version down this) La trentaine révolue, Prisca MUSOKA est l’une des femmes remarquables en Cité de Kasindi/ Lubiriha à la frontière entre la RDC et l’Ouganda, en Territoire de Beni au Nord Kivu. Agent de l’Etat et tenancière d’un resto-boutique d’abreuvage, elle fédère toutes les tendances, attirées par la qualité de son service.

C’est sur avenue Wikongo que se situe l’emplacement commercial de cette femme courageuse et dont la détermination donne l’idée d’une future femme émergente. La double porte sur un bâtiment modeste, offre une vue interne sur les produits et services proposés par la Place Prisca. Un buffet constitué de la cuisine congolaise à coté des rafraichissantes boissons jouxte des étalages d’où tombent des variétés d’habits et souliers mixtes et autres articles, achetés par Prisca elle-même en Ouganda. Bien qu’en période de vache maigre, Prisca MUSOKA reconnait que les affaires tournent moyennement bien, à considérer qu’elle peut gagner de quoi scolariser ses petits frères et faire face aux coups de son loyer et de sa survie. « Au début, je vendais seulement du lait yaourt et des boissons et d’autres produits de pâtisserie. La plupart de mes clients c’était des hommes, fonctionnaires de l’Etat, affecté ici à Kasindi. Ce sont des gens qui n’ont pas de temps d’aller au marché pour s’acheter des habits. C’est ainsi qu’ils m’ont donné l’idée de commencer à les vendre ici », raconte Prisca. « J’ai d’abord commencé avec la spécialité homme. Quand j’ai constaté que ça a marché, j’y ai associé la gamme enfantine et féminine », poursuit-elle.

Prisca MUSOKA, le parcours d’une femme passionnée des affaires

Fille d’un maitre d’hôtels, Monsieur Kibira, bien connu dans la région et dont la famille vit à Goma, la capitale du Nord Kivu, Prisca MUSOKA la fille de l’hôtelier a eu le gout du métier presque similaire à celui de son père depuis 12 ans. C’est à cet âge qu’elle s’intéresse à la fabrication des Mandazi, aliment fait de farine de blé pétrie puis cuite aux huiles. « Cette passion m’a, dès que j’ai ouvert ma petite entreprise à Kasindi, poussé à proposer des Mandazi au lait à mes clients mais au début, il y a 4 ans, c’était une dans une petite chambre que je le faisais. Maintenant j’ai une vaste salle à double porte et j’emploie 4 autres femmes», se félicite-t-elle. Prisca MUSOKA pense qu’elle est maintenant du nombre des femmes qui ont réussi sans se vendre par leur corps. Pour raison de sa sécurité, elle n’aime pas parler des chiffres qu’elle engrange chaque jour grâce à la fréquentation de son resto-boutique. Le seul secret qu’elle détient et veut partager avec ses co-génaire, c’est éviter de se vendre aux hommes. Il faut plutôt savoir ce qu’on cherche, se concentrer à ses affaires pour bâtir une bonne réputation par sa sagesse et son savoir vivre », conseille Prisca.

Deogratias KAKULE SIKU

Animateur Communication, Droits Humains et Bonne Gouvernance GADHOP

Gender and development; Prisca MUSOKA, a woman's success, 

 

About thirty bygone aged, Prisca MUSOKA is one of the remarkable women in City of Kasindi / Lubiriha to the border between the RDC and Uganda, in Territory of Beni, in the North Kivu. State employee and landholder of a resto-shop, she federates all tendencies of people, attracted by the quality of the service offered by this place. 

It is on Wikongo Avenue where is located the commercial site of this courageous woman and whose determination gives the idea of a future emergent woman. The double door is of modest building, offers an internal view on products and services proposed by the Prisca Place. A buffet constituted of the Congolese cuisine and the refreshing drinks comes before the shop-windows from where the mixed varieties of dresses, shoes and other articles fall, bought by Prisca herself from Uganda. Although in skinny cow period, Prisca MUSOKA recognizes that business turns fairly well; to consider that she can win something to school her young brothers and to face her rent and survival strokes. "In the beginning, I only sold milk yogurt and drinks and other products of pastry. Most of my customers were men, the state employees, affected here at Kasindi. They are people who don't have enough time to go to the market to buy themselves their dresses. This is how they gave me the idea to begin to sell them here ", Prisca tells. "I first began with the man specialty. When I noted that that worked, I associated the childish and feminine ", she pursues. 

Prisca MUSOKA, mileage of a business fascinated woman

Girl of a hotel master, Mr. Kibira, very known in the region and whose family lives in Goma, the capital of the North Kivu, Prisca MUSOKA the hotelier's girl had the taste of the profession nearly similar to the one of her father since 12 years. It is from this age that she is interested in the manufacture of the Mandazis, food made from kneaded wheat flour, cooked then to oils. «This passion has, as soon as I opened my small enterprise to Kasindi, advanced me to propose some Mandazis to milk to my customers but in the beginning, there are 4 years, I was one in a small room working there. Now I have a vast room of double door and employing 4 other women", she is pleased. Prisca MUSOKA thinks that she is now one of women that succeeded without selling their body. For her security reason, she doesn't like to speak about money that she earns every day thanks to the company of her resto-shop. The only secret that she detains and wants to share with other women is to avoid selling themselves to men. It is necessary to rather know what, that one looks for, to concentrate to its business in order to build a good reputation by your wisdom and knowledge to live", Prisca advances. 

Deogratias KAKULE SIKU

GADHOP Communication, Human Right and Good Governance Organizer

Vous aimerez aussi...