Nord Kivu, GADHOP et SYDIP forment des para juristes sur la culture de la paix

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C’est sur l’analyse, la médiation des conflits et la communication non violente qu’environs 50 acteurs de la société civile issus des noyaux dits de paix installés dans différents villages du grand Nord sont réunis en cité de Lubero en Territoire portant le même non.

Depuis ce lundi 12 mai 2014, ils ont trois jours pour apprendre à contribuer davantage à la pacification des villages par des médiations. Y assoir la culture de la paix. Ce projet financé par Mensen met een Missie des Pays Bas est exécuté par le Groupe d’Associations de Défenses des Droits de l’Homme et de Paix, GADHOP en collaboration avec le Syndicat de Défense des Intérêts des Paysans, SYDIP membre de ce réseau GADHOP.

Selon Moise KAYITAMBYA, Secrétaire Permanent du GADHOP, ces assises veulent contribuer à la recherche et la consolidation d’une culture de paix. « Dans le temps, le GADHOP a déjà initié différentes formations des leaders communautaires de Beni-Lubero, surtout de 2004 à 2007 avec l’appui de 11.11.11/Belgique. Une dernière série de formation a été faite pour 40 Communautés grâce à l’appui technique et financier de VERBATIMS/Belgique. Ces formations portaient sur le conflit identitaire en 2010-2011 », a déclaré le Secrétaire Permanent du GADHOP, ajoutant que les présentes assises sont une occasion offerte pour renforcer les capacités des médiateurs des conflits dans l’établissement durable de la culture de la paix à travers la révision et le renforcement du mode de travail pour la paix dans les communautés.

C’est aussi cette expérience acquise par le GADHOP à travers différentes formations que cette organisation de droits de l’homme et de recherche de paix veut partager régulièrement avec ses membres à travers des synergies de travail, a encore dit Moise KAYITAMBYA.

Les activistes des droits humains, auxiliaires du pouvoir public selon l’administrateur du Territoire de Lubero

En cette première journée, les participants sont outillés sur l’analyse et la résolution des conflits. Monsieur Baloky KITAMBALA, conseiller juridique de SYDIP a renforcé les participants sur le conflit, ses outils d’analyse et quelques notions de paix. Des exercices de compréhension et des carrefours ont permis l’approfondissement des matières apprises.

Ces assises ont été ouvertes par l’administrateur du Territoire de Lubero. Monsieur Joy BOKELE a reconnus que les activistes des droits humains ont subit beaucoup de formations mais qu’ils ne doivent pas se décourager à continuer à les suivre car la répétition est la mère de la science. Le numéro un du Territoire de Lubero a invité ses interlocuteurs à prêcher par l’exemple en restant eux-mêmes des promoteurs des droits humains et de paix. « Vous êtes des acteurs importants de notre société car vous faites ce que nous aurions du faire », a –t-il reconnu.

Mardi, deuxième journée, les participants apprendront à faire la médiation des conflits et travailler sur la reconstruction.

Rappelons que les participants sont les organisations membres du réseau GADHOP et d’autres acteurs des noyaux locaux de la Société Civile des Territoires de Lubero et Beni

Deogratias KAKULE SIKU

Animateur Communication, Droits Humains et Bonne Gouvernance GADHOP

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