Territoire de Lubero, des mauvaises conditions carcérales causent mort des détenus

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(English version down french one) Un détenu a trouvé la mort la nuit de Jeudi à Vendredi 12 septembre 2014 à l’Hôpital de Lubero après avoir été terrassé par une diarrhée contractée en prison. Un autre détenu est lui entre la vie et la mort, à la suite d’une malnutrition aigue.

Le détenu décédé s’appelle Paluku Kalyata alias Kapanza. Cet homme d’une cinquantaine d’années est originaire de la bourgade de Kipese précisément du village Kitsimba en groupement Luongo, Chefferie des Baswagha, à l’est du Territoire de Lubero. Il était condamné à passer 12 mois en prison mais ne venait que d’en consommer seulement 4. Il a été mis en terre ce même vendredi à Lubero, loin des siens. Son codétenu, lui est actuellement agacé par une malnutrition. Mumbere Kayumba suis des soins à l’hôpital de Lubero. Les deux infirmiers traitants affectés à la prison n’ont pas réussi à stabiliser le malaise, faute de matériels et de médicaments. Le chef lieu du Territoire de Lubero compte deux principales prisons. Une pour enfant et femmes et une autre pour hommes adultes. Cependant les conditions carcérales dans ces maisons pénitentiaires relèvent d’un calvaire. La prison territoriale  de Lubero, construite à l’époque belge peine à remplir les conditions d’une maison de correction. Réhabilitée par la MONUSCO il y a peu, les traces s’effacent progressivement à cause d’un manque criant de subvention au fonctionnement de ce milieu carcérale. Il s’agit d’une bâtisse censée accueillir seulement 50 personnes pour un Territoire fort d’environs un million d’âmes mais actuellement ce sont 62 détenus qui s’y souvent. Depuis que le Territoire de Lubero a été doté d’un tribunal de paix, de plus à plus de cas sont traités localement alors qu’avant, le Territoire de Lubero était le plus grand contributeur en détenus à la Prison Urbaine de Butembo.

Nécessité d’agir

Ces conditions dans les quelles se trouvent actuellement les détenus en prison de Lubero font délier la langue du Directeur de cette maison. Paluku Kyavugha Wakera Philémon appelle des personnes de bonne volonté à continuer à apporter des vivres et non vivres pour la survie des détenus. Faute de mieux, ce sont les confessions religieuses, les associations des jeunes et autres organisations non gouvernementales qui aident à maintenir les détenus de Lubero en vie. A coté de cette prison, une nouvelle a été mise en place, construite par les humanitaires. Il s’agit de la Prison Spéciale pour la Protection de l’Enfant et de la Femme, PSPEF.  Cependant, celle-ci, sans eau, sans médicaments et sans nourriture, les détenus, des enfants et des femmes viennent de la région maraichère et d’autres coins du Territoire de Lubero. Selon l’OPJ chargé de leur protection, ces enfants sont pour la plupart accusés de vols simples, bagarres et troubles à l’ordre public. Ils sont actuellement une dizaine, pour une capacité de réception de 20 détenus. Là aussi, comme sa voisine pour adulte, la Prison pour la Protection de l’Enfant et de la Femme perd progressivement son éclat et les murs internes commencent à faner. Les responsables en appellent à l’aide.

Deogratias KAKULE SIKU

Coordonateur Communication, Droits Humains et Bonne Gouvernance GADHOP

 

Territory of Lubero, the bad prison conditions cause death of prisoners

A prisoner found the death the night of Thursday to Friday 12 September 2014 at the hospital of Lubero, the one has been floored by a diarrhea contracted in jail. Another prisoner is near to die of a sharp malnutrition. 

The deceased prisoner is named Paluku Kalyata alias Kapanza. This man of about fifty years is precisely from the township of Kipese from the Kitsimba village in Luongo grouping, Chefferie of the Baswagha, in the East of the Territory of Lubero. He was condemned to spend 12 months in jail but had just consumed only 4 of them. He has been put in earth this same Friday to Lubero, far from his. Another prisoner is suffering from malnutrition. Mumbere Kayumba is following cares to the hospital of Lubero. The two male nurses affected in jail didn't succeed in consolidating the uneasiness, mistake of materials and medicines. The central city of the Territory of Lubero counts two main jails. One is guarding children and women and another for adult men. However, the prison conditions in these penitentiary houses are a matter for martyrdom. The territorial jail of Lubero, constructed during the Belgian colonization period, pains to fill conditions of a correction house. Rehabilitated recently by the MONUSCO, the jail traces fade away progressively because of a crying lack of subsidy to the working of this prison environment. It is a built supposed to only welcome 50 people for a Territory strong of vicinities a million of souls but it has currently about  62 prisoners. Since the Territory of Lubero has been endowed of a peace courthouse, besides to more of case are treated locally whereas before, the Territory of Lubero was the biggest contributor in prisoners in the Urban Jail of Butembo.  

Required to act 

These conditions the prisoners are living in jail of Lubero make untie the language of the Director of this house. Paluku Kyavugha Wakera Philémon calls people of good will to continue to bring suppleness and non suppleness for the survival of prisoners. Mistake of better, it is the religious confessions, young associations and other nongovernmental organization that help to maintain Lubero prisoners in life. Near this jail, a new one has been set up, constructed by the humanitarians. It is the Special Jail for the Protection of the child and the Woman, PSPEF.  However, this one is without water, medicines nor food. Prisoners come from the market gardening region and other corners of the Territory of Lubero come. According to the OPJ charged of their protection these children jailed in now, are accused for most of simple robberies, fights and unrests to the public order. They are currently ten, for a capacity of 20 prisoners receipt. There also, as its neighbor for adult, the Jail for the Protection of the child and the Woman is progressively losing its burst and the internal walls begin to fade. Prison chiefs call everyone to help. 

DEOGRATIAS KAKULE SIKU 

Coordonateur Communication, Rights Human and Good Governance GADHOP 

 

 

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